Bio

Je rencontre très tôt la danse et je pars loin des terres familiales (Conservatoire de danse de La Rochelle, École Supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower, puis tournées en France et en Belgique). Le mouvement est mon moteur quand les mots manquent, même s’ils ne sont pas loin, tout près parfois. J’explore beaucoup : danse contemporaine, kinomichi, eutonie, tenchi tessen, danse des 5 rythmes, biodanza… portée par la soif du geste, du rythme, l’ouverture aux mondes sensibles qui m’anime profondément.


En parallèle, dans le jardin secret des chambres que j’investis, je remplis des carnets de mots. Avec des ambitions de récits parfois. Souvent abandonnés en route, j’en retrouve certains, au hasard des déménagements. Progressivement, j’investis l’écriture et la lecture dans le cadre d’études universitaires (Licence Lettres modernes Université Paris X Nanterre ; Master 1 et 2 Lettres, Arts et Pensée contemporaine, Université Paris Diderot). Puis, j’écris une thèse de doctorat reliant les sphères chorégraphiques, théâtrales et littéraires : « Les Scènes médiationnelles au début du XXIe siècle. Nouveaux langages en danse, théâtre et performance » (sous la direction d’Isabelle Barbéris, co-direction Évelyne Grossman). Mes recherches, en particulier dans le cadre du laboratoire itinérant de recherche-création Écrire le sensible, co-fondé avec la géographe et cartographe Élise Olmedo, m’ont permis de prendre conscience de la grande fragilité de notre rapport sensible à nous-même et au monde, dans l’éloignement progressif des perceptions de la relation même au vivant.

J’interviens également comme formatrice en médiation artistique en relation d’aide et en art-thérapie auprès de différentes structures : l’Institut National d’Expression, de Création, d’Art et de Thérapie (INECAT), Aleph-Écriture ou encore l’Institut Régional de Travail Social (IRTS).